Investir dans l’Art, mode d’emploi

Investir dans l'Art, mode d'emploi

Que vous décidiez de compter sur votre flair ou d’être accompagné par un conseiller en investissement artistique, je vous conseille de respecter ces trois points fondamentaux.

 

1) Définissez vos goûts et vos besoins

le point de départ de tout investissement en art passe par la définition de vos préférences artistiques (artiste, période, mouvement, etc…).

 

2) Renseignez-vous sur les tendances du moment

Une étude artistique et économique sur les courants et les artistes qui vous plaisent, vous permettra d’optimiser vos acquisitions à venir. Grâce à internet, ils existent des sources d’information très larges et d’utilisation très simple, mais payantes, comme Artprice et Artnet.

Le site web Artvalue, constitue une exception sur ce marché de l’information de l’art, car il est entièrement gratuit.

Mais veuillez garder à l’esprit que ces sites internet ne diffusent qu’une information déjà publique, les résultats des ventes aux enchères.

La plus grande partie du marché de l’art, celles des transactions hors salle des ventes, restent totalement opaque, de même que les informations d’initiés, qui ne circulent qu’au sein des réseaux et qui n’ont aucune raison de devenir publique tant elles donnent de pouvoir à ceux qui les détiennent. 

 

3) Recherchez et sélectionnez la/les œuvres d’art

Votre démarche doit répondre à plusieurs critères :

  • son âge

Un artiste âgé a sa carrière derrière lui, donc sa valeur aussi. Un artiste jeune a le plus souvent sa carrière et sa valeur à faire.

 

  • la qualité de l’œuvre

Positionner l’œuvre au sein de la production globale de l’artiste. Vérifiez son état de conservation.

 

  • son courant

Quelle est son expression artistique ? Où se situe-t-il dans cette mouvance ?

 

  • sa reconnaissance et/ou sa notoriété

Quelles ont pu être ses récompenses ? Fait-il partie des œuvres acquises par tel ou tel grands collectionneurs ? Quelles ont été ses expositions ?

 

  • ses publications

Qui a écrit sur lui ? Combien de livres, d’articles ?

 

  • ses ventes

Combien a-t-il vendu ? A quel prix ? Où ?

 

  • l’authenticité

Il s’agit d’un des éléments les plus importants, un des plus incontournables car l’unique est rare, tout ce qui est rare est cher et l’unique est cher« . Quelle est sa réputation sur ce sujet ? L’œuvre a-t-elle été authentifiée par le spécialiste de l’artiste ? Dès que vous n’êtes plus sur un artiste contemporain, privilégier l’expertise.

 

 

Pour débuter vos investigations, commencer par les lieux où il est possible d’acquérir des œuvres d’Art

Nous distinguerons les lieux :

 

  • temporaires ou occasionnels, qui regroupent souvent à date fixe des professionnels pendant un temps limité
  • géographiques fixes ou un particulier peut acheter ou vendre d’une manière permanente ou occasionnels
  • Les ventes aux enchères publiques qui peuvent se faire dans un lieu permanent ou occasionnel

 

Ces lieux sont nombreux et très différents par leur nature, leur taille ou leurs méthodes de vente et chacun possède des caractéristiques souvent bien particulière.

 

 

Les lieux permanents

 

A) Les galeries

C’est le plus facilement dans une Galerie que vous pourrez acquérir une œuvre de premier marché, c’est-à-dire mise en vente pour la première fois. La galerie est, à la fois un lieu d’exposition et de vente, mais aussi et peut-être surtout un acteur primordial du marché de l’Art.

En effet, le galériste est un marchand intermédiaire, donc il va naturellement prendre sa marge sur le vendeur (l’artiste) et sur l’acheteur (vous).

La plupart des galeries, ont une « écurie » d’artistes, dont elles commercialisent les œuvres au fur et à mesure de leur production, sorties de l’atelier des artistes.

 

 

B) l’atelier de l’artiste

Il est rare de pouvoir avoir accès directement à l’atelier d’un artiste, car le plus souvent celui-ci est sous contrat avec une ou plusieurs galeries, néanmoins il arrive qu’au hasard de vos rencontres vous puissiez bénéficier d’une relation directe avec un artiste, et si cela vous arrive peut être vous ouvrira t’il  les portes de son atelier.

Mais attention l’humilité est une qualité rare chez les artistes, et parfois, les prix directs peuvent être éloignés des prix réels de vente.

 

 

C) Ce sont les boutiques d’antiquités et/ou brocante

Quelle différence y va-t-il entre antiquité et brocante ? Légalement aucune, mais en réalité ce n’est pas tout à fait la même chose.

Un antiquaire propose généralement une marchandise spécialisée (meubles, tapis, etc.) de bonne qualité, le plus souvent restaurée ou réparée par un artisan spécialisé et prête à l‘usage. De plus, il garantit l’origine et l’authenticité des pièces de valeur.

Un brocanteur, lui, vendra sans garantie des objets d’occasion ou de seconde main en l’état, c’est-à-dire sans restauration ni remise en état.

 

Il est vrai que l’image de l‘antiquaire est plus prestigieuse, c’est un professionnel de l‘objet ancien, alors que le brocanteur est plus un généraliste de marchandise d’occasion, pas forcement ancienne. Les antiquaires s’approvisionnent très souvent chez les brocanteurs, alors que l‘inverse est beaucoup plus rare.

En pratique, la distinction n’est pas toujours évidente et certains brocanteurs font de l’antiquité en restaurant eux-mêmes leur marchandise, ce qui ne va pas toujours dans le sens de la qualité quand ils ne sont pas qualifiés pour le faire.

Mais la tentation est grande puisque le prix est très souvent fonction de la valeur ajoutée.

Les boutiques d’antiquités ou de brocante (ou d’antiquités/brocante) installées depuis de nombreuses années sont très souvent un gage de qualité de la chose vendue et d’honnêteté dans les transactions.

Ces boutiques sont très souvent regroupées au cœur des villes au passé chargé d’histoire.

 

 

D) Les surfaces spécialisés

Elles regroupent d’une façon permanente un certain nombre de marchands dans un lieu bien déterminé. Certains de ces lieux sont prestigieux, comme le Louvre des Antiquaires, place du Palais-Royal à Paris, et offrent aux visiteurs, des boutiques d’antiquités spécialisées dans des objets de qualité.

D’autres au contraire, comme le célèbre marché aux puces de Saint-Ouen, sont beaucoup plus vastes et réunissent plusieurs marchés ou étalages, stands, magasins et boutiques qui se côtoient pour le meilleur et pour le pire.

Ces marchés pittoresques et hauts en couleur regroupent des objets d’origine et d’intérêt les plus divers allant de la commode Louis XV d’époque au peigne édenté en matière plastique.

 

 

 

Les lieux temporaires

 

A) Les biennales et Salons

Ils regroupent durant quelques jours en un même lieu des antiquaires qui présentent à cette occasion des objets de grande valeur.

Ces manifestations là aussi souvent prestigieuses sont l‘occasion, pour l‘amateur qui souhaite améliorer ses connaissances dans un domaine particulier, de côtoyer des objets authentiques ou de collection qu’il aurait difficilement la possibilité d’approcher en d’autres circonstances.

 

 

B) Les foires et les vides-greniers

Le principe reste le même que ci-dessus mais le niveau moyen de qualité de la marchandise exposée est généralement inférieur.

Ces manifestations sont presque toujours périodiques (tous les ans, par exemple) et sont souvent l‘occasion de regrouper des professionnels locaux ou itinérants lors d’une manifestation à caractère plus général ou régional (Foire à la brocante et aux jambons…).

 

 

 

Les Ventes aux enchères

Les ventes aux enchères se divisent en deux catégories :

1.) les ventes judiciaires

2.) les ventes volontaires

1.) Les ventes judiciaires

Elles sont décidées par une autorité de justice. Les biens sont vendus à la suite d’une saisie, d’une faillite, d’une liquidation ou de leur mise en gage au Crédit municipal. Dans de telles ventes, le propriétaire n’a pas son mot à dire puisqu’elles sont réalisées a la demande des créanciers et en leur faveur.

Mais heureusement, seulement 25% des ventes aux enchères publiques sont des ventes judiciaires. C’est pourquoi la loi du 10 juillet 2000 n’a pas remis en cause le monopole des commissaires-priseurs sur ce type de vente, leur nom a seulement un peu évolué puisqu’ils portent désormais le titre de commissaire-priseur judiciaire.

 

 

2.) Les ventes volontaires

Les ventes volontaires (c’est-à-dire à la demande du vendeur du bien) de meubles aux enchères publiques sont désormais organisées par des sociétés commerciales de droit privé baptisées sociétés de vente volontaires de meubles aux enchères publiques (sigle = S.V.V.)

La loi du 10 juillet 2000 donne à ces sociétés un rôle de mandataire du propriétaire du bien ce qui signifie qu’il leur est interdit d’acheter ou de vendre pour leur propre compte. De plus, leurs conditions d’existence sont strictement encadrées par les textes législatifs.

Ainsi, une SVV ne peut exercer tant qu’elle n’a pas été agréée par le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques. Cet organisme vérifie dans l’intérêt des futurs acheteurs et vendeurs que la société offre toutes les garanties financières et professionnelles nécessaires.

De plus, le législateur a bien précise que les SVV engagent leurs responsabilité au cours et à l‘occasion des ventes qu’elles effectuent. Elles sont garantes du versement du prix adjugé au vendeur au plus tard dans les deux mois qui suivent la vente et de la livraison du bien acquis par l‘acheteur.

 

 

Apparition de nouvelles techniques de vente

Le législateur a profité de la reforme mise en place en 2000 pour légaliser et encadrer certaines pratiques jusqu’alors officiellement prohibées mais néanmoins souvent pratiquées par les commissaires-priseurs, ne serait-ce que pour être en mesure de rivaliser avec les sociétés étrangères qui pouvaient les pratiquer.

Parmi ces nouvelles techniques, vous noterez :

 

  • La vente de gré a gré

Dorénavant, lorsqu’un bien n’a pas été adjugé lors d’une vente aux enchères, le vendeur peut dans les 15 jours qui suivent, vendre ce bien de gré à gré par l’intermédiaire de la société de vente. Toutefois, cette vente ne peut faire l‘objet d’aucune nouvelle publicité et doit être précédée de l’information du dernier enchérisseur s’il est connu.

Le prix ne pourra être inférieur à celui constaté publiquement lors du retrait du bien ou, en l‘absence d’enchère, au montant de la mise à prix. Le dernier enchérisseur doit en principe être sollicité par la SVV pour conserver le bien.

 

  • La garantie de vente

Les SVV peuvent désormais comme les sociétés étrangères garantir au vendeur un prix d’adjudication minimal. Toutefois, ce prix ne peut être supérieur à l‘estimation du bien et la SVV doit souscrire une assurance permettant de garantir le versement de la somme contractuelle au vendeur en cas défaillance de la SVV.

 

  • Les avances sur vente

La loi autorise maintenant les SVV à consentir au vendeur une avance sur le futur prix d’adjudication. Aucun plafond à cette avance n’a été fixé par la loi mais celle-ci doit être garantie par un organisme d’assurances ou un établissement de crédit. II est de plus, recommandé d’exiger un écrit qui régit, notamment le trop perçu en cas d’adjudication à un montant inférieur.

 

 

Le législateur a également profité de l’élaboration de cette nouvelle loi pour modifier certaines règles existantes :

 

  • Le plafonnement du prix de réserve

Jusqu’à la reforme de juillet 2000, un vendeur pouvait librement fixer un prix de réserve en dessous duquel le bien ne pouvait être vendu. A présent, la fixation de ce prix est règlementée.

Elle ne peut être supérieure à l‘estimation basse indiquée dans la publicité ou annoncée lors de la vente.

 

  • La règlementation de la publicité

Toute vente volontaire doit dorénavant être précédée d’une publicité dans laquelle doivent être obligatoirement indiquées : la date et le lieu de la vente, la dénomination et le numéro d’agrément de la SVV organisatrice et le nom de la personne habilitée qui dirigera la vente.

 

  • La réglementation d’inactivité expertale

La loi n’instaure pas un statut officiel d’expert mais donne la possibilité à des experts de devenir expert agréé par le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères publiques.

En contrepartie de cet agrément, ils doivent respecter des règles de déontologie précises (interdiction d’estimer et de vendre leurs propres biens, de renchérir pour leur propre compte…) et leur responsabilité est augmentée ce qui ne peut qu’être apprécié par les particuliers souhaitant acquérir un bien aux enchères.

 

  • La réglementation des ventes électroniques

La réforme des ventes aux enchères publiques a été l‘occasion pour les Pouvoirs publics de règlementer les ventes aux enchères électroniques. Désormais, des lors que l‘organisateur de la vente est établi en France et agit en tant que mandataire d’un vendeur, une vente aux enchères sur le Web doit respecter la législation issue de la loi du 10 juillet 2000.

 

  • La réductions du délai de prescription des actions en responsabilité

Le délai de prescription des actions en responsabilité civile contre les organisateurs d’une vente judiciaire ou volontaire a été ramené de 30 à 10 ans.

 

 

Sachez qu’en principe, le paiement des ventes aux enchères s’effectue au comptant.

Lors de l‘adjudication, il est demandé à l‘acheteur son nom et un chèque en blanc contre la remise du ticket qui lui permettra de retirer l‘objet. Le règlement intervient dès la vente terminée. La SVV peut accorder des délais de paiement mais cela reste facultatif ou négociable.

Le vendeur devra toujours être réglé dans les deux mois qui suivent la vente mais, contractuellement ce délai peut être plus court. II est conseillé de vérifier cette condition auprès de la SVV.

Ce règlement est garanti par une assurance ou un cautionnement obligatoire de la SVV. Si l‘acheteur n’a pas payé son achat, la SVV n’est pas tenue de régler le vendeur à la seule condition qu’elle ait conservé le bien et fait toutes les diligences nécessaires pour obtenir le paiement auprès de l‘acheteur.

Dans les autres cas, la caution se substituera à la SVV défaillante.

En outre, la perte par les commissaires-priseurs de leur monopole pour les ventes volontaires a eu pour contrepartie la liberté d’honoraires à compter de juillet 2002.

Conséquence, l’envol des frais d’adjudications qui peuvent dorénavant atteindre entre 10 et 20 % HT du prix marteau. Mais certaines ventes donnent lieu à la remise des frais vendeurs.

Ces frais, mentionnés sur la réquisition de vente, comprennent en général, outre le service, les diverses dépenses engagées (expertise, catalogue, publicité…).

Chaque SVV dispose de son propre barème, qui reste négociable. Sachez qu’il convient d’ajouter à ces frais, les taxes fiscales, si elles sont dues, ainsi que le droit de suite, s’il est requis.

Je vous conseil  avant la vente de bien discuter du montant des frais.

 

A noter : les notaires et les huissiers de justice ont conservé le droit d’organiser et de réaliser à titre exceptionnel des ventes volontaires à condition qu’elles se déroulent au sein de leurs offices.

 

 

 

Les ventes des Domaines

L’État vend régulièrement des biens qui lui appartiennent (mobilier, terrains, voitures, etc.) ou dont il est entré en possession suite à une succession sans héritiers ou un acte judiciaire (par exemple, voiture mise en fourrière et non réclamée).

Les ventes sont organisées par des Commissaires aux ventes qui sont des fonctionnaires de la Direction générale des impôts.

Attention, ces ventes ne bénéficient d’aucune garantie, c’est à vous de vérifier l’état du bien avant l‘adjudication car ensuite, en cas de mauvaise surprise il n’aura aucun recours.

Les frais à prévoir sont demandé à l‘acheteur au moment de adjudication, 11% en sus du prix d’achat.

 

 

 

Paiement des oeuvres d’art

Le paiement des objets et œuvres d’art est soumis à certaines règles.

Le paiement est libre, c’est-à-dire que vous payer soit par chèque soit en liquidités, si l‘acheteur et le vendeur sont des particuliers.

La loi de finances pour 2001 a renforcé les contraintes imposées par la loi du 30 décembre 1999 en obligeant les particuliers non commerçants à payer par chèque, carte bancaire ou virement les acquisitions de biens vendus aux enchères à l‘occasion d’une même vente et dont le montant global dépasse 750 euros s’il s’agit de particuliers et 3 000 euros, de marchands.

En dessous de ces plafonds, le mode de paiement est libre. De plus, les professionnels sont tenus de consigner sur un registre spécial l’identité et l‘adresse des acheteurs et des vendeurs.

Quant aux opérations effectuées en salles des ventes, elles font l‘objet d’un procès-verbal ou sont inscrites l’identité et l‘adresse des acheteurs et des vendeurs.

Sachez enfin que l‘ordonnance de simplification administrative adoptée le 25 mars 2004 en conseil des ministres a supprimé l’obligation faite aux assureurs de déclarer chaque année a l‘administration fiscale l’identité des personnes ayant assuré des bijoux et des œuvres d’art, d’antiquité ou de collection pour un montant supérieur a 15 000 euros.

La suppression de cette obligation de déclaration, qui avait été instituée par la loi de finances pour 1982, a été à effet immédiat,

 

 

 

Les garanties et les expertises

La garantie de l’œuvre vendue fait l‘objet du décret du 3 mars 1981 qui reprend et clarifie le langage souvent très particulier employé dans la profession.

II y a en effet des distinctions subtiles quant à l‘attribution de la paternité d’une œuvre ou de sa date de naissance.

Par exemple :

  • l‘emploi du terme «de» ou «par» suivi de la désignation de l‘auteur entraine la garantie que l‘artiste mentionné en est effectivement l‘auteur.
  • Le terme «attribué à» garantit que l’œuvre ou l‘objet a été exécuté pendant la période de production de l‘artiste et que des présomptions sérieuses désignent celui-ci comme l‘auteur vraisemblable.
  • D’autres termes comme «atelier de» ou «école de» entrainent des garanties d’époque ou de relations de maitre a élèves dont ces derniers ont subi l’influence ou adopté la technique.
  • Quant aux termes et expressions «dans le goût de», «style», «manière de», «genre de», «d’après», «façon de», ils ne garantissent plus rien du tout et peuvent très bien designer une copie ou un moulage réalisés d’après l’original.

 

 

Depuis mars 1981, toute copie, fac-similé ou surmoulage doit porter de manière visible et indélébile la mention reproduction.

Tout acheteur est en droit d’exiger de son vendeur un certificat d’authenticité. II faut bien sûr que l‘objet en vaille la peine.

 

Un tel certificat doit faire mention obligatoirement de :

  • la description complète et précise de l‘objet (meuble ou tableau par exemple)
  • son état (restaurations éventuelles, modifications, vices apparents ou caches)
  • la date de la vente
  • le lieu de la vente, la qualité du vendeur et son cachet (ou papier a en-tête)

 

Et éventuellement :

  • l‘attribution «école de», «d’après»…
  • la datation si elle est connue
  • la provenance
  • le prix

 

Pour les pièces de valeur, le certificat est rédigé au dos de la photographie de la pièce vendue.

Chez les antiquaires, la rédaction d’un tel certificat ne pose généralement pas de problème.

Chez un brocanteur, c’est généralement hors de question.

Dans une vente publique, le commissaire-priseur garantit que l‘objet est conforme à la description donnée sur le procès-verbal de la vente (et non sur le catalogue) et reproduite sur le bordereau remis à l‘acheteur.

 

Si l‘achat est fait à un particulier et que l‘objet est de grande valeur, le certificat sera fait par un expert.

Pour des pièces de moindre valeur ou un certificat ne se justifie pas, l‘acheteur à toujours intérêt à se faire délivrer une facture reprenant une description aussi complète que possible de l‘objet vendu.

Pour obtenir l‘annulation d’une vente, il faut qu’il y ait tromperie sur la chose vendue mais l‘annulation d’une vente ne peut avoir lieu que si l‘erreur porte sur la substance même, c’est-à-dire sur l’ancienneté ou sur l‘auteur, pas sur le prix.

Vous ne pouvez faire annuler une vente parce que le prix payé pour une toile de Matisse est trop élevé par rapport au prix du marché. Vous pourrez le faire par contre s’il se révèle que la toile n’est pas de Matisse.

C’est à ce niveau que peut intervenir l‘expert.

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