Comment analyser son patrimoine ?

Comment faire le diagnostic de son patrimoine ?

La gestion de patrimoine est affectée couramment de deux types de maladies. Premièrement, une trop grande concentration dans l’immobilier. Deuxièmement, une trop forte disparité de produits financiers, acquis sans vraiment suivre un objectif précis d’investissement ou de planification financière.

Il est vrai que dans un patrimoine, il faut de l’immobilier. Mais pas trop…

Pourquoi ?

 

Depuis la crise qui a secoué les marchés financiers, l’immobilier est redevenu votre valeur refuge, soucieux de ne pas risquer vos avoirs sur les marchés financiers.

En conséquence, comme par le passé, vous accumulez les actifs immobiliers en provoquant leur hausse (des prix bien sur !).

Or la pierre n’est pas toujours une valeur refuge parfaite, elle comporte des risques :

 

  • législation contraignante pour les propriétaires,
  • insolvabilité croissante des locataires,
  • difficultés de revente en cas de crise,
  • fiscalité lourde et changeante…

 

Alors posez-vous cette question toute simple.

Est-ce que l’immobilier représente plus de 50% de mes actifs ?

 

Si oui, essayer de réduire cette part en cédant les logements les moins bien situés et les moins rentables. Ce sont eux qui demandent le plus de temps pour être négociés.

 

 

L’autre excès qui menace votre patrimoine est leur trop grand émiettement.

Appliquant à la lettre le dicton populaire selon lequel il ne faut pas mettre tous ses ceufs dans le même panier, bien souvent, vous avez accumulé, sans logique apparents, des placements disparates (diamants, forêts, packages immobiliers, contrats retraite et/ou des placement défiscalisant…)

Mais le résultat obtenu est à l’inverse de ce que vous recherchez. Au lieu de fractionner les risques, vous les multipliez.

Comment cela ?

 

Parce que les produits que vous avez acquis présentent souvent le même défaut. Ils ne sont pas faciles à négocier ou à liquider.

 

Ensuite parce que ces placements sont difficiles a surveiller.

II vaut mieux, à tout prendre, un patrimoine très concentré sur une seule catégorie d’actifs dont vous pouvez suivre facilement l’évolution plutôt qu’un patrimoine faussement diversifié dans des secteurs ou l’information est rare.

 

En faisant le check-up de votre patrimoine posez-vous ces questions.

Est ce que les placements que j’ai acquis par le passé, répondent-ils toujours à mes objectifs financiers et patrimoniaux, bref à mes projets de vie (qui changent dans le temps) ?

Sont-ils toujours rentables ?

Et si oui, comment puis-je augmenter leurs performances dans les années à venir ?

 

Dans cette dernière question, cette prise en compte du futur vous permettra d’intégrer une dimension dynamique à votre patrimoine et de faire face sereinement  aux coups durs ou aux situations nouvelles.

 

 

En gestion de patrimoine, la diversification est ROI

Naturellement, les effets néfastes de l’atomisation ne doivent pas remettre en question le principe d’une saine diversification.

En effet, les placements évoluent selon des cycles différents. Ceux-ci n’ont pas de durée fixe (encore plus aujourd’hui) et se chevauchent.

En conséquence, pour faire fructifier votre patrimoine sur le long terme, vous devez profiter à plein de toutes les phases de hausse.

Être présent, si possible, dans plusieurs secteurs financiers a la fois.

 

La vraie diversification permet également de repartir les risques.

Car il n’y a pas de placements sans danger. Tous sont à la merci d’accidents de parcours.

Diversifier, c’est pouvoir traverser les crises…

 

Certains prétendent qu’il y a une clé idéale de répartition entre les différents types de placement.

La grille qu’ils proposent prévoit, en général, le dosage suivant :

  • 30 % pour la Bourse,
  • 25 % pour l’immobilier,
  • 15 % pour les liquidités
  • et 30 % pour l’assurance vie et les placements financiers.

 

Cette composition assure, certes, à un patrimoine un certain équilibre. Mais cela ne doit pas être un modèle intangible.

Le cocktail doit varier selon :

 

  • votre age
  • votre situation de famille
  • et vos objectifs.

 

II ne faut pas, par ailleurs, bouleverser brutalement votre patrimoine sous prétexte qu’il ne colle pas fidèlement a cette grille. Bien au contraire, les remodelages doivent se faire par touches successives.

 

 

Le rôle d’une trésorerie en gestion de patrimoine

Les liquidités sont nécessaires pour faire face à trois types de besoins :

 

  • des dépenses imprévues,
  • l’ajustement de son budget mensuel,
  • l’attente d’une opportunité de placement ou d’investissement.

 

Être une poire pour la soif, c’est la première (et traditionnelle) justification des liquidités.

Vous tombez brusquement malade, votre voiture rend l’âme, vous avez un rappel d’impôt. Il faut pouvoir assumer financièrement ces situations difficiles.

Pour cela, vous devez disposer en permanence d’une somme représentant à peu prés deux à trois mois de vos revenus mensuels (vous me direz plus facile à dire… Oups !  à écrire qu’a faire).

 

Autre raison d’être d’une trésorerie : ajuster les entrées et les sorties mensuelles de votre budget.

De plus en plus souvent, les revenus évoluent irrégulièrement.

Par ailleurs, toutes les dépenses fixes ne sont pas mensualisables même si cette option est de plus en plus proposée (IR, impôts locaux, etc…).

Pour  éviter les découverts chroniques, il faut réguler (ou lisser, disent les statisticiens) ses flux ou rentrée d’argent, mettre en réserve une partie de ses revenus exceptionnels (prime, intéressement, héritage, etc..) et les affecter en fonction des besoins de son budget mensuel.

La trésorerie a alors un rôle régulateur.

 

La troisième (et dernière) fonction d’une trésorerie est de faire fructifier les sommes résultant d’opérations financières (ventes en Bourse, remboursement d’obligations ou de comptes à terme par exemple) dans l’attente d’autres affectations.

Vous avez besoin d’être mobile dans vos placements, profiter au maximum des opportunités et, ne pas hésiter a certains moments (quand les marchés sont incertains) à augmenter vos liquidités.

 

 

Identifier vos besoins

Ce diagnostic de base ne suffit pas à élaborer un plan de gestion de patrimoine.

Vous devez identifier vos besoins, établir des priorités entre les objectifs que vous voulez atteindre.

L’analyse n’est pas facile.

 

II y a en effet des besoins à court, à moyen et à long terme.

Des besoins qui évoluent dans le temps, d’autres qui disparaissent avec le temps.

La détermination d’objectifs clairs est particulièrement utile pour ceux qui n’épargnent pas spontanément.

Avoir des projets facilitent la constitution régulière d’une épargne.

Alors faites des projets et réalisez-les !

En parallèle