Trois vrais bonnes raisons d’investir dans l’Art

Portarit d'un Petit Enfant

Investir dans l’art représente une alternative intéressante aux placements plus classiques et c’est aussi l’un des moyens les plus agréables de faire fructifier son patrimoine.

Et comme vous le constater, depuis que les résultats des ventes aux enchères sont médiatisés, l’art est aussi sujet à une intense spéculation, propice à des plus-values importantes.

Acquérir et conserver des œuvres d’art apparaît comme une réelle opportunité. Mais comme ailleurs, peut-être même plus qu’ailleurs, il y a l’art et la manière…

 

Que vous soyez primo-accédant ou collectionneur, cela ne change rien, votre achat ne peut être, ne sera qu’un investissement ressenti. Il s’agit, peut-être, du seul investissement que vous ferez dans votre vie, où le cœur a non seulement sa place, mais surtout où il en est LA raison d’être.

Acheter une œuvre d’art, c’est envisager de vivre avec, de la voir, de l’avoir, de la toucher, de la respirer, de la côtoyer, de l’imaginer, de la regarder.

Oui, l’art est en premier lieu un investissement émotionnel.

Vous n’avez jamais vu une personne afficher sur son mur de salon ses relevés de comptes, en revanche, son ou ses œuvres d’Art, bien sûr, c’est même évident.

 

Cependant, peut être ne vous sentez-vous pas prêt à franchir le pas en investissant dans l’art.

Cela peut se comprendre, car le domaine des objets d’art est extrêmement vaste puisqu’il comprend entre autres des spécialités aussi différentes que :

  • les meubles anciens,
  • les peintures,
  • les sculptures,
  • les voitures de collections
  • les estampes,
  • les armes de collection,
  • les tapis,
  • les céramiques,
  • les étains,
  • les livres anciens,
  • les instruments de musique mécaniques, les automates, etc.

 

Spécialités auxquelles on peut encore ajouter des disciplines bien particulières comme :

  • la philatélie (timbres),
  • la numismatique (pièces),
  • la cartophilie (cartes postales)
  • la scripophilie (actions anciennes).

Etc…

 

Sans oublier, que le marché de l’art est structuré d’une manière radicalement différente des autres marchés économiques. Cette organisation particulière empêche les investisseurs de comprendre facilement ce marché et ainsi de l’aborder sereinement.

Néanmoins, et de manière très intéressante pour vous, l’art constitue à la fois un produit de placement (parfois spéculatif) et une valeur de « refuge ». Plus que jamais le marché de l’art s’affirme comme un marché dynamique, évolutif, qui laisse ainsi place à d’innombrables possibilités d’investissements pour qui saura en saisir les opportunités…

 

 

Trois vrais raisons d’investir dans l’art

L’intérêt d’investir dans l’art relève d’une subtile combinaison entre plaisir esthétique et une démarche de diversification patrimoniale.

Du néophyte au collectionneur aguerri, en passant par les entreprises en soif de diversification patrimoniale et/ou de reconnaissance sociale, invertir dans l’art est un actif qui, s’il est bien utilisé se révèle être une alternative intéressante face aux investissements classiques.

Avec un ticket d’entrée accessible (env. 5 000 €), l’Art devient un moyen sûr de

  • diversifier ses actifs,
  • valoriser son patrimoine
  • diminuer son ISF

 

 

1) Diversifier son patrimoine

Investir dans l’art se révèle pertinent car c’est un produit décorrélé des marchés financiers. Pour le dire simplement, le marché de l’art est un marché d’initiés où l’offre est limitée, et la demande fortement liée à l’expansion économique d’un pays.

L’accroissement de la richesse mondiale et l’apparition de nouveaux acheteurs privés et institutionnels provoquent une forte demande de ces placements émotionnels.

Pour preuve, les prix record qu’atteignent les produits artistiques haut de gamme en salle des ventes, sont dû à l’intervention de nouveaux acheteurs venant de pays émergents, qui font monter le prix des œuvres d’après-guerre et contemporaines considérées comme de très bons investissements.

Sans compter que la dimension tangible du produit demeure une référence absolue pour tout investisseur.

 

Sachez quand même qu’investir dans l’art ne constitue pas un investissement comme les autres. A la différence de l’investissement immobilier, des valeurs mobilières ou encore de l’assurance vie, les œuvres d’art ne procurent pas de revenus.

La performance d’un tels investissements en tant que placement se limite donc à la plus-value éventuelle qu’il est possible d’en tirer lors de la revente.

Les constatations d’usage, issues d’enquêtes et d’observations faites sur de longues périodes, indiquent que plus la valeur d’un objet d’art est grande, ce qui va souvent de pair avec la qualité de cet objet, moins il aura tendance à se déprécier dans le temps.

En effet, bien souvent la valeur intrinsèque d’une œuvre est :

 

  • liée à sa rareté

Les porcelaines de Chine fabriquées en grande série du côté de Nankin, transportées par la Compagnie des Indes, et dont les bourgeois du XVIIIe siècle raffolaient, étaient de qualité médiocre et de faible valeur marchande, dit on… Mais La mise en vente de la cargaison d’un navire de cette compagnie après plus de deux cent quarante ans d’immersion a permis de se rendre compte que certains bibelots courants de l’époque étaient passés dans la catégorie des objets de valeur.

 

  • difficilement quantifiable en termes économiques

Ce qui distingue un objet de valeur d’un autre, c’est le prix que vous êtes disposé à payer pour l‘obtenir et le prix que son vendeur est prêt à accepter pour s’en séparer. Mais le prix négocié sera-t-il représentatif de la valeur réelle de l‘objet ? Difficile de répondre à cette question, dans la mesure ou les critères d’appréciation objectifs (comme pour une action) sont remplacés par des sentiments humains non quantifiables tels que la passion ou l’envie.

 

Compte tenu des particularités du marché de l’art, je vous recommande de ne pas dépasser 5 à 10 % tout au plus de votre patrimoine total, lors de l’achat d’œuvres d’art.

 

 

2) Profiter d’une fiscalité très avantageuse

Malgré les différents plans de rigueur budgétaire instaurés ces dernières années, l’investissement en art conserve une fiscalité attractive. Le législateur a toujours considéré les objets d’art, de collection et d’antiquité avec une certaine bienveillance,puisque le régime fiscal qui leur est appliqué est avantageux.

Avant de parler de fiscalité, il faut savoir ce que le législateur entend par objet d’art.

Les objets d’art, de collection et d’antiquités sont des objets appartenant aux catégories suivantes :

  • tapis et tapisseries,
  • perles fines, pierres précieuses, pierres synthétiques, bijoux, articles d’orfèvrerie, etc.,
  • or et argent travaillés,
  • tableaux, peintures, dessins, gouaches, gravures, estampes, pastels, aquarelles, lithographies originales, etc.,
  • statues et sculptures originales,
  • émaux et céramiques originaux,
  • timbres-poste et assimilés,
  • meubles et objets divers,
  • livres et manuscrits quel qu’en soit l’âge si leur valeur unitaire est égale ou supérieure à 20 000 €,
  • les monnaies datant d’avant 1800 et celles vendues aux enchères publiques.
  • Les voitures de collections

 

A noter : les monnaies d’or et d’argent postérieures à 1800 sont assimilées à des métaux précieux. Par définition, il ne saurait être question d’imposition au titre des revenus, le régime fiscal se limite donc à la TVA, aux plus-values et aux droits de mutation.

 

  • Droits de succession et ISF

Alors que les objets d’art et d’antiquités ne sont pas imposables à l’ISF, ils entrent en revanche dans le patrimoine successoral et sont taxables comme tout autre bien.

Toutefois, sous certaines conditions, les œuvres d’art peuvent être intégrées dans le forfait de 5 % des meubles meublants.

Cependant, en remettant à l‘État des œuvres d’art, des œuvres de collection ou des documents de haute valeur artistique ou historique en paiement des droits de succession (ou de donation), appelé dation en paiement, ne sont pas imposés.

La valeur libératoire de cette remise est précisée dans des conditions définies par le Code général des impôts.

 

  • La TVA

la loi du 26 juillet 1991 a modifié le régime de TVA applicable aux ventes d’œuvres d’art.

Si la cession a lieu au cours d’une vente aux enchères publiques, le taux applicable varie selon le bien vendu :

  • 10 % si le bien est une œuvre d’art originale,
  • 20 % pour les autres, à compter du 1er janvier 2014.

Une dérogation à été mise en place pour les œuvres importées dont le taux de TVA est réduit à 5,5 %.

 

 

  • Plus-values

Depuis le 1er janvier 2014, le passage d’un abattement de 10 % par année de détention à un abattement de 5 % a allongé la durée obligatoire de détention d’un objet d’art pour ne pas payer d’impôt sur la plus-value.

En effet, désormais il faut détenir un objet d’art depuis plus de 22 ans (12 ans auparavant) pour être exonéré de toute fiscalité lors de sa revente.

Si après application de l‘abattement autorisé, une plus-value demeure, elle est imposable à 34,5 % (prélèvements sociaux compris).

Attention : pour pouvoir profiter de l‘abattement, le propriétaire revendeur doit pouvoir apporter un justificatif (facture, inventaire successoral, catalogue …) de la durée de détention du bien, sinon il sera imposé à une taxe forfaitaire de 6,5 % en 2014 (5 % auparavant) si la valeur du bien est supérieur à 5 000 euros, exonération en dessous. L’administration n’admet pas le témoignage comme mode de preuve.

Ne pas oublier que si le vendeur est fiscalement domicilié en France, la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) au taux de 0,5 % est également applicable. Le taux global de la taxe s’élève donc en fin de compte, à 7 %.

 

 

 

3) Se faire plaisir tout en acquérant un nouveau statut social

Si vous souhaitez devenir un simple amateur d’art ou un collectionneur confirmé, acquérir une œuvre qui vous plaît doit être une règle d’or.

Même si le marché de l’art est, plus que jamais, un marché en pleine croissance, la notion de plaisir doit rester incontournable.

Acheter bon marché un objet, même de bonne qualité, qui vous laisse esthétiquement indiffèrent n’est pas forcément un bon investissement. Mais payer cher un objet de qualité qui esthétiquement comble vos désirs n’est pas un mauvais placement.

L’objet d’art contribue à votre enrichissement culturel et esthétique. C’est en quelque sorte un plus, un dividende intellectuel et social.

Car posséder une œuvre d’art, c’est un prolongement de soi, c’est une façon de vous exprimez, une manière de vous réalisez et de le montrez.

N’est-il pas plus plaisant de présenter à votre entourage une œuvre dont vous venez de faire l’acquisition plutôt que le relevé de votre PEA ?

Bref, investir dans l’art, vous aide à acquérir une reconnaissance sociale et sociétale plus marquée.

 

 

Pour conclure, les objets d’art peuvent servir de garantie lors de la contraction d’un emprunt. Cette opération présente l’avantage d’un coût modique par rapport à une hypothèque sur un bien immobilier.

Sachez que la banque peut vous demander dans les modalités d’application de la garantie accordée, de vous déposséder de votre œuvre, en l’entreposant dans un de ses coffres, en guise de protection. Vous perdez donc la jouissance de celui-ci.

Mais vous pouvez aussi conserver la jouissance de votre acquisition, ce qui suppose de votre part, certaines précautions de sécurisation de votre domicile, et une délégation de votre compagnie d’assurance destinée à garantir la banque à hauteur du remboursement de votre prêt, en cas de sinistres par exemple.

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